Citrons Citrons Citrons Citrons Citrons à l'Espace Alya #OFF17

Publié le par REMY D'ARCANGELO

Mais quoi ? Qu'est-ce que c'est ?
Chaque être humain prononce en moyenne quatre-mille mots par jour. Et si une loi imposait une limite quotidienne ? C'est cette réalité que vont découvrir Bernadette et Olivier. Ce face à face imagine un monde où nous serions forcés d'en dire moins, et examine notre rapport au langage et à l'autre au travers de la relation d'un jeune couple : ce qu'ils disent, comment ils le disent, pourquoi ils le disent, le morse, l'activisme, les chats défunts et les citrons, citrons, citrons, citrons, citrons... 

Mais quoi ? J'en pense quoi ?
L'affiche du spectacle et son titre m'ont interpellé ! Je lis donc le pitch et là aussi ça fait tilt ! Ni une ni deux je réserve et me rends à l'Espace Alya ! 
C'est assez dingue l'importance que prennent les mots dans cette pièce de Sam Steiner. On ne peut pas s'empêcher de s'imaginer nous aussi dans cette situation: être réduit à 140 mots par jour !
Dans "Citrons Citrons Citrons Citrons Citrons", on fait la rencontre de Bernadette et Olivier qui vont faire face suivant les scènes à cette restriction. Les tableaux ne s'enchaînent pas par ordre chronologique. Ce choix fait qu'on s'interroge sur beaucoup de points tout au long de la pièce et on ne décroche pas une minute car on veut tout savoir sur ce couple et ce phénomène. Tout est fait avec intelligence et humour. On assiste à leur rencontre, leur vie de couple, aux disputes, aux délires. Le duo que forme Sébastien Corona et Camille de Preissac, est très complice. Le jeu est naturel. La mise en scène est très chorégraphiée et terriblement efficace. Elle laisse place aux mots ! Un simple changement de lumière et nous passons d'un moment à un autre de leur vie avant ou après restriction des mots. On se laisse totalement embarqué dans cette histoire. Le sujet est vraiment étonnant et très intéressant ! 
On ressort de la salle en essayant nous aussi de dire le moins de mots possibles, on se rend compte de la difficulté de la chose. Les situations sont vraiment inattendues ! J'aime beaucoup l'idée de garder son quota de mots pour dire tout ce que tu as sur le coeur à une personne à un moment précis de la journée. Ou vider son quota pour chanter et ne plus pourvoir parler ensuite. D'autres langages se mettent en place et je pense même que pour un comédien c'est un exercice à faire pour travailler la corporalité d'un personnage: lui enlever la parole. On est surpris de ce qui peut sortir. 
Plus la pièce avance plus ​​​​​on se rend compte également qu'on utilise énormément de mots chaque jour et que ce n'est pas si nécessaire que ça. Tout ceci est à méditer fortement !
Mais quoi ? C'est une belle découverte !
Attention aux personnes un peu toqués comme moi, je n'ai pas pu m'empêcher de compter les mots souvent pendant la pièce. Mais quoi l'Arithmomanie me guette !

Mais quoi ? Où ? Quand ? Comment ?
Jusqu'au 30 juillet 2017 à l'occasion du Festival OFF d'Avignon, tous les jours à 15h15 à l'Espace Alya ! (relâche le 19 et 26 juillet )
Suivez la compagnie sur leur page Facebook officielle : La Cie Pieds Nus Assis Par Terre !

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Publié dans Théâtre, Avignon, OFF17

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