"Les Chatouilles" : ce silence qu'on ne pourra plus jamais entendre pareil !
"Les Chatouilles ou la danse de la colère" : Spectacle culte, récompensé, adapté au cinéma, couvert de louanges par la presse mais tout ça, on s'en fiche presque :
IL FAUT SURTOUT LE VOIR !
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MAIS QUOI ? QU'EST-CE QUE C'EST ?
Odette a huit ans. Gilbert, un "copain" de la famille, commence à lui faire des "chatouilles". Sauf qu'elles ne font pas rire : elles détruisent. Odette est victime de violences sexuelles. Et derrière Odette, il y a Andréa Bescond. On n'est pas venus pour rigoler. Enfin... un peu quand même. Et c'est précisément ce qui rend le spectacle aussi puissant : Andréa Bescond ne nous enferme jamais dans la noirceur. Elle nous embarque dans la vie d'Odette : son enfance, ses blessures, ses colères, ses excès, et cette reconstruction lente, cabossée, souvent drôle, toujours humaine.
Pour raconter tout ça : une chaise, quelques accessoires, de la musique, de la danse, et Andréa. Et pourtant, sur scène, ils sont une dizaine. Un regard, une voix, une posture suffisent à changer de personnage. La mise en scène d'Éric Métayer est d'une efficacité folle sans jamais chercher l'effet. La chaise devient objet, partenaire, repère. La danse devient un langage, le corps parle quand les mots ne peuvent plus... Logique, avant d'être comédienne, Andréa Bescond est danseuse. Les choix musicaux, eux, accompagnent, décalent, nous prennent à contre-pied. Parce qu'on rit, oui. Et heureusement : sans ces respirations, ce serait irrespirable.
MAIS QUOI ? J'EN PENSE QUOI ?
On sort sonné, avec l'envie de dire merci à celle qui vient de nous mettre cette claque. Andréa Bescond est une danseuse magnifique, une comédienne hors pair, une interprète d'une sincérité qui désarme. Mais surtout, elle va au-delà de l'histoire de violence : elle raconte l'après. Comment on se reconstruit, comment on réapprend à habiter son corps, comment on transforme une blessure en force. Ce n'est pas un spectacle qui demande notre pitié, c'est un spectacle qui impose notre regard.
IL Y A LE COMBAT ! ESSENTIEL !
Andréa Bescond n’a pas simplement raconté son histoire : elle en a fait une œuvre, puis un film, et surtout un véritable engagement. Elle milite depuis des années pour la prévention des violences sexuelles faites aux enfants, pour une meilleure prise en charge des victimes et pour que la parole puisse enfin circuler là où, trop souvent, elle reste enfermée dans le silence. Un engagement qui résonne particulièrement aujourd’hui : la proposition de « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles a été adoptée le 23 septembre 2026 par la commission spéciale de l’Assemblée nationale. Le texte doit désormais poursuivre son parcours parlementaire, avec son examen dans l’hémicycle à partir du 1er octobre. Parce qu’entre les beaux discours et les vraies avancées, il y a parfois tout un parcours parlementaire et quelques couloirs où la volonté politique peut se perdre. Alors, forcément, le combat d’Andréa Bescond prend une résonance toute particulière aujourd’hui.
Et c’est aussi là que "Les Chatouilles" dépasse largement le cadre du théâtre. Andréa raconte, mais elle alerte aussi. Elle met des mots sur l’indicible, donne à voir les conséquences des violences et rappelle une chose essentielle : prévenir, protéger, écouter et accompagner les victimes ne devrait jamais être une option.
MAIS QUOI ? UNE ODE À LA VIE !
Attention : ce n'est pas un spectacle désespéré, c'est tout l'inverse. Une ode à la vie, à la reconstruction, au corps, à la parole, à la possibilité de continuer. Andréa Bescond aurait pu rester enfermée dans cette histoire ; elle en a fait une œuvre, puis un film, puis un combat. Mais Quoi ? ALLEZ-Y ! Vraiment. Prenez vos places, emmenez quelqu'un, parlez-en. Après avoir vu "Les Chatouilles", le silence n'a plus tout à fait le même goût. Bravo Andréa. Pour le spectacle, la danse, le courage, la colère. Et surtout, pour la vie.
MAIS QUOI ? OÙ ? QUAND ? COMMENT ?
"Les Chatouilles ou la danse de la colère", au Théâtre de l'Œuvre, Paris 9ème, les lundis soirs à 21h. Foncez voir Andréa, et laissez-la vous raconter ce que le théâtre peut faire de plus beau : transformer la douleur en mouvement 💪
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